Annuaire Utile de la Tunisie :

  La Grande Mosquée de Kairouan

La Grande Mosquée de Kairouan

C’est, incontestablement, le plus ancien édifice religieux islamique érigé dans l’Occident musulman.

C’était en 670, lors de la première campagne en vue de l’annexion de l’Ifriqiya à l’empire musulman naissant. Après avoir choisi, à la lisière des contreforts montagneux du nord du pays, l’emplacement du «cantonnement» - al qayrawân - dans lequel il installa ses troupes dans la foulée d’une première offensive victorieuse, le général Okba Ibn Nafaa s’empressa d’y ériger un siège pour le gouvernement de la province ifriqiyenne et un oratoire en briques crues qui, au IXe siècle, après plusieurs réaménagements et à quelques détails près, se présentera sous l’apparence que nous connaissons aujourd’hui à la Grande Mosquée.


  Le mausolée d’Abou Zamaâ al-Balawi

Le mausolée d’Abou Zamaâ al-Balawi C’est l’un des endroits les plus vénérés à Kairouan, car il abrite les restes de l’un des compagnons du Prophète, Abou Zamaâ al-Balawi, venu en Ifriqiya en l’an 34 de l’hégire (654 J.C), soit seulement une vingtaine d’années après la mort du Prophète dont il disait avoir conservé 3 poils de sa barbe, relique avec laquelle il a demandé à être enterré après sa mort.


  Mausolée de Sidi Abid al-Ghariani

Mausolée de Sidi Abid al-Ghariani

Il s’agit du local où vécut et enseigna un saint personnage : Sidi Abid, et où il a été enterré, à sa mort en 1386.

Ce monument, situé au cœur de la vieille ville de Kairouan, se présente sous forme de trois ensembles d’édifices :

- le mausolée lui-même, abritant le tombeau de Sidi Abid dans la plus belle pièce de ce monument et dont les murs ont été revêtus de beaux carreaux de faïence, de panneaux de stuc sculpté et dont le plafond est en bois ouvragé et peint ;

- l’oratoire et la cour dallée de marbre figurant des motifs géométriques et flanquée de deux étages de galeries ;

- la médersa, où était dispensé un enseignement religieux à des étudiants qui résidaient sur place ; là se situe également la salle d’ablutions rituelles.


  Les bassins des Aghlabides Kairouan

Les bassins des Aghlabides Kairouan Erigée dans une zone steppique semi-aride, la ville de Kairouan ne disposait, à sa création, que de très maigres ressources en eau potable. Ainsi, dès les débuts, la ville était-elle hantée par les préoccupations découlant de ce déficit. Et l’histoire a retenu un temoignage remontant aux années 734-741 dans lequel le calife de Damas ordonnait à son gouverneur à Kairouan l’aménagement d’une quinzaine de réservoirs d’eau dans les environs pour l’approvisionnement de la population en eau potable.


  La Grande Mosquée de Sousse

La Grande Mosquée de Sousse Edifiée au début du IX e siècle, remaniée et agrandie au cours des Xe et XVIIe siècle, elle jouxte le ribat, dont elle a hérité l’aspect fortifié avec un mur d’enceinte crénelé et flanqué de deux tours de guet faisant face au rivage d’où pouvaient surgir des assaillants venus d’outre-mer.


  Le Ribat de Sousse

Le Ribat de Sousse

C’est l’un des plus beaux et des mieux conservés du chapelet de «fortesses –couvents» qui s’égrenaient le long du littoral nord-africain pour, à la fois, servir de boucliers contre les assaillants venus d’outre-mer et de lieu de retraite spirituelle.

Le Ribat de Sousse a été érigé à la fin du VIIIe siècle. Son style architectural s’inspire largement de celui mis en œuvre par les Byzantins, devanciers des conquérants arabes en terre africaine. Au demeurant, les matériaux d’origine antique entrent largement dans la construction de l’édifice.


  La mosquée Ezzitouna

La mosquée Ezzitouna

C’est le nombril de la ville de Tunis, le noyau autour duquel s’est développé la ville telle que nous la connaissons aujourd’hui.

On dit qu’à l’origine il y avait là la retraite d’un moine chrétien et qu’à proximité de cette retraite il y avait un olivier, d’où l’appellation du sanctuaire : jemaâ ez Zitouna ou mosquée de l’Olivier. La fondation de celle-ci est très exactement datée : l’an 732 de l’ère chrétienne ; mais la mosquée a été reconstruite au milieu du IXe siècle. Depuis, elle a connu plusieurs réaménagements, chaque dynastie tenant à améliorer l’esthétique ou le fonctionnement de ce que d’aucuns considèrent comme la première université islamique, et la dernière intervention en date remonte au XIXe siècle avec le remodelage du minaret, haut de 44 mètres.


  Tourbet el Bey Tunis

Tourbet el Bey Tunis

C’est la nécropole des princes régnants de la dynastie husseinite et de leurs familles. Cette dynastie a gouverné la Tunisie de 1705 à 1957.

Le monument date de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Imposant, de forme quadrangulaire irrégulière, il est percé sur le côté extérieur de fenêtres rectangulaires. Sa terrasse a été ornée de coupoles dont les principales ont été recouvertes de tuiles vertes rondes en forme d’écailles.


  Le fort de Hammamet

Le fort de Hammamet

C’est l’une des multiples fortifications qui s’égrènent tout le long de la côte tunisienne, ouvrages militaires qui servaient à la défense du littoral. Le borj
– bastion – a été érigé en l’an 893. Vers 1463, il a été considérablement agrandi pour servir également de résidence au gouverneur de la ville.

A la fin du XVIe siècle, il a fait l’objet d’importants réaménagements destinés à l’adapter aux armes à feu. Le monument a été transformé en caserne après l’instauration du protectorat français sur la Tunisie en 1881.


  Fort de Kélibia

Fort de Kélibia Cette citadelle a été construite au sommet d’un promontoire rocheux haut de 150 m qui domine le large sur le flanc nord – est du Cap Bon.
Dans ses parties les plus anciennes, cette forteresse comporte des composantes romaines, mais l’essentiel de l’ouvrage a probablement été érigé vers le VXIe siècle. Il a, par la suite, subi plusieurs réaménagements.


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